● Cas fictif · scénario illustratif

Cible A, patrimoine public & énergie · mission type

−40 % d'énergie d'ici 2030. Une obligation, ou un investissement qui se rembourse ?

Comment Trame a aidé le Conseil départemental de la Vaucize à transformer le décret tertiaire en trajectoire chiffrée, conforme à OPERAT, et financée par ses propres économies d'énergie.

120
bâtiments assujettis
420 000
m² tertiaires
8,4 M€
facture énergie / an
−40 %
objectif 2030
France
métropole · à distance

// de factures éparpillées à une trajectoire décret tertiaire pilotée, 9 semaines

PH.00
Le point de départ

Le client

Le Conseil départemental de la Vaucize possède un parc tertiaire de 120 bâtiments, surtout des collèges, mais aussi l'hôtel du Département, des centres médico-sociaux, des archives, une médiathèque. Soit 420 000 m² assujettis au décret tertiaire.

Depuis la crise de l'énergie de 2022-2023, la facture a explosé : 8,4 M€ par an. Et l'échéance approche : prouver −40 % de consommation d'ici 2030, et déclarer chaque année sur la plateforme OPERAT.

Claire Berthier, directrice du patrimoine immobilier, doit livrer les deux, la conformité et la baisse de la facture. Sans savoir, bâtiment par bâtiment, où part vraiment l'énergie.

La tension

« On nous demande −40 % et une déclaration OPERAT chaque année. Mais je ne sais même pas reconstituer ma consommation de référence : l'énergie est éclatée entre quatre fluides, neuf fournisseurs et des dizaines de compteurs. On pilote à l'aveugle, pendant que la facture grimpe. »

C. Berthier, directrice du patrimoine immobilier (personnage fictif)

Le cadre, décret tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire)
−40 %en 2030
−50 %en 2040
−60 %en 2050

Tout bâtiment à usage tertiaire de ≥ 1 000 m² doit réduire sa consommation d'énergie finale dans ces proportions, par rapport à une année de référence librement choisie (postérieure à 2010), ou atteindre un seuil absolu défini par catégorie. La consommation se déclare chaque année sur OPERAT (ADEME), corrigée du climat. À défaut : publication du manquement, et amende administrative.

PH.01, prise de contact
PH.01
Comment Trame est entré

La prise de contact

La crise de l'énergie avait déjà forcé les gestes faciles : extinction, baisse de consigne, sobriété. Résultat, −12 % depuis 2019. Mais les gains gratuits sont épuisés, et le −40 % suppose désormais des rénovations ciblées, sur les bons bâtiments. Lesquels ?

Le portail du fournisseur d'énergie affiche des euros et des kWh bruts. Ni la trajectoire du décret, ni rien de comparable d'un bâtiment à l'autre.

Une IA aurait classé les bâtiments par consommation brute. Mais un collège plein, une année froide et 12 000 m² ne se comparent pas à un bureau à demi vide une année douce. Sans corriger du climat, des usages et des surfaces, on rénove le mauvais bâtiment, et on rate le −40 %.

Le premier appel, 30 minutes

« Je dois prouver −40 %. Je ne sais même pas reconstituer mon année de référence. »

Trame ne propose pas un tableau de bord de plus. Il propose d'abord de rendre la consommation vraie et comparable, sans quoi aucune trajectoire ne tient. À la fin de l'appel, un diagnostic est commandé. Sans engagement.

PH.02
Premier livrable · palier Diagnostic

Le diagnostic

Le constat est net : la facture est connue à l'euro près. La consommation, elle, corrigée, comparable, par bâtiment, n'existe nulle part.

Cartographie des sources & fiabilité

Factures & contrats d'énergie
Élec, gaz, chaleur, fioul, 9 fournisseurs
78 %
Compteurs & télérelevé
Partiel · relevés manuels
52 %
Référentiel patrimonial
Surfaces & usages, incertains
48 %
DPE & audits énergétiques
PDF épars
55 %
Occupation & usages
Horaires, effectifs collèges
60 %
Données climatiques (DJU)
Par station, non appliquées
30 %
4 fluides
éclatés sur 9 fournisseurs : aucune consommation consolidée par bâtiment.
18 %
des surfaces assujetties incertaines, base de tout indicateur en kWh/m².
2019
année de référence jamais reconstituée : impossible de prouver le −40 %.

Le diagnostic livre une note, un référentiel énergétique cible et la reconstitution de l'année de référence. Avec deux questions à trancher : où part l'énergie, corrigée du climat, et où investir pour atteindre −40 % au meilleur coût ?

▣ Livrable PH.02 : Note de diagnostic & année de référence reconstituée · 8 p.
PH.03
Le travail que personne ne voit

La structuration

Avant la moindre courbe, on consolide les fluides, on corrige du climat (DJU) et on reconstitue 2019. Sans ça, la trajectoire du décret repose sur du sable.

Avant

  • 4 fluides, 9 portails non reliés
  • Consommation non corrigée du climat
  • Surfaces & usages incertains
  • Année de référence absente
  • Pilotage à l'euro, pas au kWh/m²

Après, le référentiel Trame

  • 1 référentiel énergétique unifié
  • kWh/m² corrigés DJU, comparables
  • Surfaces & usages qualifiés
  • Année de référence 2019 reconstituée
  • Trajectoire décret par bâtiment · prêt OPERAT

Les indicateurs construits

Consommation d'énergie finale corrigée du climat (kWh/m²/an), écart à l'objectif 2030, coût énergétique au m², gisement d'économies estimé par levier, et trajectoire par bâtiment.

La mécanique

Ingestion des factures et des portails fournisseurs, croisée aux DJU Météo-France, dans Power Query / M ; modèle en étoile, restitution Power BI, export prêt pour OPERAT. La donnée reste chez la collectivité.

PH.04
Le cœur · palier Tableau de bord

Les tableaux de bord

Trois écrans pour une seule question : le décret est-il une contrainte à subir, ou un plan d'investissement qui se rembourse ? Voici ce que les élus ont vu.

120
bâtiments assujettis
420 000 m²
surface tertiaire
8,4 M€ +34 %
facture énergie · vs 2021
198 kWh/m²
conso moyenne · corrigée DJU
−12 %
réalisé · pour −40 % requis
2030
échéance −40 %

Écran 1 : La trajectoire décret tertiaire

vue conformité
consommation réelle objectif décret tendance prolongée

L'écart à combler

28 ptsentre la tendance actuelle et l'objectif 2030, à rattraper en 5 ans.
−12 % réalisé−40 % requis ▏

Lecture : la sobriété de 2022-2023 a donné −12 %, mais la pente s'aplatit. Prolongée, la tendance manque l'objectif de loin : les gains gratuits sont faits, place aux travaux ciblés.

Écran 2 : Où agir, et avec quels leviers ?

vue priorisation
performant moyen énergivore critique
levier capex gain rapide (peu de capex)

Lecture : quatre collèges concentrent l'essentiel de la surconsommation. Et la cascade des leviers boucle le −40 % : l'enveloppe et la CVC font le gros, mais le pilotage et la sobriété donnent des points quasi gratuits, tout de suite.

Écran 3 : Le double dividende

vue financière & carbone
facture · statu quo facture · avec plan
≈ 20 M€d'économies cumulées d'ici 2030, de quoi financer une partie des travaux.
−4 500 t
CO₂ évitées / an à terme
100 %
bâtiments prêts pour OPERAT

Lecture : la facture en statu quo dérape avec le prix de l'énergie ; le plan l'inverse. Le décret cesse d'être un coût : il devient un investissement qui se rembourse, et qui décarbone.

▣ Livrable PH.04 : Tableau de bord Power BI · 3 vues · export OPERAT · refresh mensuel
PH.05
Ce que les chiffres ont permis

La restitution & les décisions

Une heure devant l'exécutif et la direction des bâtiments. Les mêmes faits, sous les yeux de tous. Voici les décisions sorties de la séance.

01

Cibler 4 collèges en rénovation thermique

Ils concentrent l'essentiel de la surconsommation. Décision : un programme pluriannuel de rénovation (enveloppe + CVC) priorisé sur eux, l'euro investi y rend le plus. l'essentiel du −40 % se joue là.

02

Lancer les gains rapides sans capex

Pilotage / GTB, optimisation des consignes et sobriété d'usage : des points gagnés dès la première année, à coût quasi nul, pendant que les travaux se montent. ≈ 13 GWh/an, sans gros investissement.

03

Sécuriser la conformité OPERAT

Année de référence reconstituée et déclaration annuelle fiable : on sort du risque de publication du manquement, et on prouve la trajectoire, chiffres à l'appui.

04

Réinvestir les économies

La facture évitée (≈ 20 M€ cumulés d'ici 2030) finance une partie du programme : un cercle vertueux, pas une dépense sèche. le décret se rembourse lui-même.

Le décret n'est plus une contrainte à subir. C'est devenu un plan d'investissement qui se rembourse, et un parc qui consomme moins.

Avant, le décret tertiaire était une source d'angoisse et un risque de sanction. Trame en a fait une trajectoire que je peux défendre devant les élus : chiffrée, crédible, et financée par nos propres économies. On a cessé de subir la facture pour la piloter. Claire Berthier, directrice du patrimoine immobilier, CD de la Vaucize · personnage & verbatim fictifs
PH.06
Dans la durée · palier Pilotage continu

Le pilotage & la maintenance

Une trajectoire ne se prouve pas une fois : elle se tient chaque année. Le pilotage continu maintient la donnée, prépare OPERAT, et alerte avant qu'un bâtiment ne décroche.

mensuel

Refresh multi-fluides

Factures et portails reconnectés, consommation recorrigée du climat. La trajectoire suit le mois, pas l'audit triennal.

annuel

Déclaration OPERAT

Le dossier est prêt, fiable, traçable. La déclaration cesse d'être une corvée de dernière minute.

au fil des travaux

Mesure & vérification

On mesure l'effet réel des rénovations sur la conso, pas seulement l'effet promis, et on met la trajectoire à jour.

en continu

Garde-fou trajectoire

Si un bâtiment décroche de sa cible, une alerte tombe, avant la déclaration annuelle, quand on peut encore corriger.

SYNTHÈSE
En un coup d'œil

L'impact

9 sem.
du 1ᵉʳ appel à la restitution
2019
année de référence reconstituée, la trajectoire enfin prouvable
−40 %
objectif rendu atteignable, chiffré et finançable
≈20 M€
d'économies cumulées projetées d'ici 2030
1
collectivité qui pilote sa trajectoire, plus seulement sa facture

Le décret tertiaire vous regarde. Vos données sont-elles prêtes ?

Tout commence par le diagnostic : reconstituer votre année de référence et rendre votre consommation comparable, la base de toute trajectoire crédible.

// Cas 1/4, voir aussi : gestion de patrimoine · négoce de matériaux · distribution & marge.